Le vent est un élément important à ne pas négliger. En prévision à court terme par exemple c'est lui qui va indiquer un changement de temps. En montagne il est la cause de bien des mésaventatures car très vite il augmente la sensation de froid.
Le vent souffle des anticyclones vers les dépressions.
Le mouvement est une courbe qui sort de l'anticlone pour venir s'enrouler
autour de la dépression et la pénétrer.
Dans l'hemisphère nord le vent sort des anticyclones en tournant
dans le sens des aiguilles d'une montre, et entre dans les dépressions
dans le sens inverse (c'est le contraire dans l'hémisphère
sud).

La direction du vent sera donc différente
selon l'endroit ou l'on se situe par rapport aux deux flux de pression
: tangente entre les deux par exemple. On peut donc savoir à tous
moment où se situer par rapport aux dépressions.
Dans l'hemisphère nord, si on se met dans la direction du vent
la dépression se trouve à notre gauche, l'anticyclone à
droite.
Le passage d'un vent de sud-est à nord-ouest indique donc l'arrivée
d'une dépression ! Plus ou moins rapidement en fonction de l'intensité
du vent.
1.2.1. La brise d'aval et brise de pente.
C'est
une brise montante, de jour. Le soleil rechauffe le sol des pentes, ce
qui créé un flux montant le long des pentes les plus au
sud. Par aspiration, l'air de la vallée est entrainé créant
la brise d'aval. C'est une brise d'été, ne dépassant
guère les 20 Km/h. On peut la voire apparaître occasionnelment
l'hivers.
Elle a pour effet d'emporter l'humidité en altitude et de créer
des nuages au dessus du relief.
1.2.2. La brise d'amont.
C'est le phénomène inverse, la nuit. Le sol se refroidit, et l'air
est attiré vers le bas. Ce phénomène se rencontre
toute l'année, par nuit sans nuages.
Une variante existe, la brise de glacier.
On comprendra facilement les effets que peuvent avoir ses vents sur la formation des nuages puisqu'ils drainent l'humidité du sol. Et l'utilisation qui peut en être faite en vol à voile.
1.2.3. Le Foehn.
Vent violent, de secteur sud, chaud et sec.
Le Foehn est le résultat d'un refroidissement par détente
et d'une compression de cette même masse d'air.
La détente s'effectue sur le versant face au vent.
La masse d'air humide va être soulever (effet du relief) et se refroidir
(0,5 à 1° par 100 m) ; si le relief et l'humidité sont
suffisaments importants, cette masse d'air va se condenser et précipiter.
Une fois au sommet la masse d'air redescend le long du relief et subit
un rechauffement par compression (1° par 100 m). Ce rechauffement
provoque un assèchement de la masse d'air. Il n'y a pas de précipitations
sur la face sous le vent.
Mais d'autres effets sont à connaître. Outre un effet de déplacement, le vent a un effet de refroidissement.
Les molécules déplacées
par le vent viennent perturber la couche d'air protectrice autour des
objets ou du corps humain. Les échanges thermiques sont donc plus
importants. Par exemple, avec un vent de 10 m/s, une température
de 0° descendra à -15°. C'est dire l'importance de savoir
prévoir le vent, et de savoir qu'en s'habritant un peu on peut
arriver à se réchauffer.
Voici quelques chiffres :
| Force du vent | Température exterieure en °C | |||||
| 10 | 5 | 0 | -5 | -10 | -20 | |
| < 7 km/h | 10 | 5 | 0 | -5 | -10 | -20 |
| 20 km/h | 4 | -2 | -8 | -15 | -20 | -35 |
| 40 km/h | -1 | -8 | -15 | -20 | -30 | -45 |
| 55 km/h | -3 | -10 | -20 | -30 | -35 | -50 |
| >65 km/h | -4 | -12 | -20 | -30 | -40 | -55 |
| Type d'abris | Conditions exterieures | Gain de température en °C par rapport à l'exterieur | |
| temp. | vent | ||
| Hute de neige protégée par une toile | -25°C | 8 m/s | +25°C |
| Tente arctique | -42°C -12°C |
6 m/s 0 m/s |
+32°C +8°C |
| Tente arctique entourée d'un mur de neige | -40°C | 6m/s | +40°C |
| Terrier de neige | -30°C | 7m/s | +45°C |
| Grotte de neige | -25°C | 0 m/s | +20°C |
| Igloo | -25°C -40°C |
7m/s 4m/s |
+35°C +35°C |
Une montagne isolée peu modifié l'écoulement de l'air verticalement jusqu'à un tiers de sa hauteur en plus à partir du sommet. Une chaine de montagne peut perturber jusqu'à 5 fois sa hauteur.
Horizontalement les perturbations apparaissent
80 km en amont d'une montagne d'altitude moyenne (~2000 m).
Lorsque le relief est doux, et peu élévé, il ne perturbe
l'écoulement du vent qu'en modifiant son altitude. Les écoulements
restent laminaires et un effet de vagues est ainsi créé.
A partir de 35 Km/h cela se corse.
Lorsque le relief est élévé ou abrute ou que le vent
est soutenu (>35 Km/h), l'écoulement de l'air est plus perturbé.
Un écoulement tourbillonaire apparaît. La parois face au
vent reçoit la partie descendante des tourbillons, la partie sous
le vent reçoit le mouvement ascendant des tourbillons. Ici, les
écoulements sont tourbillonnaires mais pas anarchique. Si la vitesse
de vent augmente, les écoulements deviennent annarchiques. Il y
a des bourasques dans toutes les diredtions.
Dans tous les cas, lorsque l'on prend de l'altitude au dessus du relief, l'écoulement tend à redevenir laminaire.
Tous ces phénoménes de masses d'air on des conséquences sur l'humidité. Celle ci est drainée en altitude, ou repoussée en vallée. Le phénomènes de convections des nuages apparaissent. Les pressions et les températures varient considérablements. Ainsi naissent tous les types de nuages. Voir la partie théorie météo sur les nuages.
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